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Test Toyota Yaris 100 Hybride

Test Toyota Yaris 100 Hybride

L’hybride accessible. Cette Yaris est un concentré de technologie, pour le prix d’une voiture dite normale, c’est sa grande force, mais pas que. Explications.

Test Toyota Yaris 100 Hybride

Yaris essence rebadgée

La nouvelle Yaris, on la connait bien, elle n’est pas autant diffusée que nos Clio et 208 qui envahissent nos routes. A prime abord, cette Toyota semble qualitative, robuste, avec sa calandre en X chromée issue de la Aygo (mieux exécutée et moins disproportionné sur la Yaris). Le bleu lagon lui va bien, le logo Toyota bleuté est bien intégré et nous rappelle que nous sommes dans une voiture à la technologie HSD intégrée (Hybrid Synergy Drive). C’est une petite berline 5 portes, qui se faufile partout grâce à son petit gabarit, qui la classe dans les moins de 4 m.

Test Toyota Yaris 100 Hybride

A l’intérieur 

Aaaah, enfin, quelque chose qui change. Enfin pas de révolution non plus, mais un tableau de bord simple, efficace, et assez vertical, qui dégage de l’espace. L’écran tactile est bien positionné, assez réactif, même si le système embarqué R-link de chez Renault fait mieux. Une impression d’espace et de robustesse se dégage une fois dedans, pour une citadine c’est un bon point. L’assise est très confortable, on trouve sa position de conduite tout de suite (même pour les grands. 1m87/100kgs : approu’vde), l’ergonomie est bonne. Seul bémol, le maintien n’est pas terrible, surtout au niveau des cuisses. A l’arrière, les sièges avant réglés pour des grands gabarits, on trouve aussi bien sa place, mais 1m85 semble être une limite pour ne pas frotter le toit. Le toit justement, panoramique, vient baigner l’habitacle de lumière, et dispose de deux fermetures antagonistes en toile, pour éviter l’effet cuit-vapeur l’été. Pour finir, le coffre est normal. Oui, car pour une hybride de ce gabarit, on pourrait  s’attendre à des batteries dans le coffre. Il n’en est rien, les 287L sont bien là, et une planche de niveau permet de ranger toutes les petites affaires toujours présentes dans une voiture. Ce « demi niveau » permet aussi d’avoir un plancher presque plat une fois les banquettes rabattues.

Les assemblages sont globalement bien exécutés, les plastiques dans la moyenne : Clio < Yaris < 208. Le levier de vitesses, enfin de P,R,N,D,B est agréable à manier mais n’est franchement pas esthétique. Une fausse note cela dit, les buses d’aération en plastoc’ pas terrible, et des plastiques brillants creux sur les parties basses du tableau de bord.

Test Toyota Yaris 100 Hybride

Et donc, le HSD ça tourne bien?

Après quelques explications d’un connaisseur, c’est parti ! Autant le dire tout de suite, c’est vraiment intuitif. Comme dans beaucoup d’hybride, pied sur le frein, clé dans la poche (démarrage sans clé), pression du bouton power, rien ne se passe, mais l’écran et les compteurs d’agitent en moins d’une seconde. Surprise, venant d’une essence, je ne trouve plus de compte tours mais un compteur Charge/Eco/Power. Départ, en silence s’il vous plaît. Juste un léger sifflement du système électrique, et ce jusqu’à 50 km/h, pendant un bon moment en plus. A froid ou en utilisation urbaine intensive, le moteur thermique se met en route mais tourne lentement, juste de quoi recharger les batteries. C’est plaisant, car son allumage est vraiment inaudible. Après, quand on « tape » dedans, le mode power s’active, et là ça devient étrange. Le moteur thermique tourne à plein régime, et la Yaris accélère vivement, mais on a envie de passer une vitesse ! Mais non. Au bout de 2 ou 3 accélérations, on s’habitue, mais on note que le moteur est bien présent. Soit, c’est un bloc essence donc la sonorité n’est pas gênante. La boite CVT est donc étrange de prime abord, mais diablement facile d’utilisation, douce, progressive et réactive. Mais le « patinage dans la semoule » est inévitable, c’est propre à cette transmission. Le mode « B » vient s’ajouter au système, c’est un mode de récupération d’énergie, qu’on active en phase de freinage, de décélération ou de descente prononcée. En effet, dès son activation, ce système agit comme un frein moteur assez puissant : les plaquettes de freins ne vont pas s’user de sitôt ! Avec l’écran et son mode « contrôleur d’énergie » et son petit schéma 3D du système hybride, on s’amuse à observer le comportement de la voiture, comment est distribué l’énergie, et aussi à se donner l’objectif amusant de garder ses batteries chargées le plus longtemps possible : cela nous pousse à conduire zen, et c’est une bonne chose.

Malgré tout, avec ses 100ch et ses 1160 kg à vide, elle avance correctement cette Yaris, pour une hybride, qui plus est. Le châssis est sain, la voiture est confortable sur route et en ville, elle sait tout faire. Le freinage est très mordant, la direction est légère mais précise, une bonne synthèse proche des références de la catégorie, et on s’y sent en sécurité. Bien sûr, ce n’est pas une sportive, dès qu’on hausse le ton, des petits mouvements de caisse se font sentir, mais prendre les chicanes à 110 km/h, c’est pour les Mégane RS.

Test Toyota Yaris 100 Hybride

Je ne sais pas vous mais moi, j’achète.

Cette petite Toyota est séduisante, c’est indéniable. On aimerait juste peut être, si on est pointilleux, un moteur plus discret en accélération forte. Le système hybride est abouti et vraiment performant, le passage électrique/thermique est difficilement perceptible (seulement à l’oreille) ; le confort et l’ambiance à bord sont convaincants. Son prix n’est pas un obstacle car on la trouve neuve aux environs de 17000 euros en finition dynamic avec un pack confort c’est-à-dire vraiment bien équipée, prime écologique déduite. En occasion, on trouve des modèles récents et peu kilométrés (< 30 000 kms) pour 12 000 euros. A noter qu’avec ce système HSD + CVT, l’entretien est quasi inexistant, les batteries durent la vie de la voiture, pas d’embrayage, pas de volant moteur, pas de boite de vitesses, pas de turbo. Juste les vidanges pour le bloc thermique. Les plaquettes de freins sont largement préservées grâce au système de récupération d’énergie. De plus, la fiabilité générale Toyota n’est plus à prouver.

(Je précise qu’il s’agit d’un avis objectif, enfin du moins le plus possible, je n’ai pas reçu de petit billet japonais pour venter la voiture !)

Sachez que la Auris HSD 136 fait la même chose mais en mieux : la catégorie au-dessus.

Panorama (21 photos)
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